Cul-de-sac de Douglas Kennedy

L’Australie, son sable blanc, ses surfeurs sexy, son climat fabuleux… Et Wollanup… Ce petit village fantôme perdu au fin fond du désert australien. Là, où par la plus grande des malchances, Nick Hawthorne s’est retrouvé pris au piège.

9782070338306Quarante ans, célibataire, petit boulot sans intérêt, Nick décide de tout plaquer pour partir à la découverte du monde. Alors que son attention à été attirée par une carte routière de l’Australie, Nick décolle pour l’aventure, pour la première fois. Mais arrive sur place rien ne se passe comme prévu. Il échoue à Darwin, qu’il décrit comme une ville merdique dans un désert qui l’est tout autant. Il décide pourtant d’aller jusqu’au bout de son périple en traversant le pays pour rejoindre Perth. Mais sur son trajet, il fait la rencontre d’Angie. Une jeune femme plutôt robuste aux aspects mal dégrossis. Elle n’aurait pu être qu’une conquête de passage si sur un malentendu elle n’avait pas décidé d’en faire son époux, de gré ou de force. Et bien malgré lui, Nick se retrouve piégé à Wollanup, petite ville fantôme perdue au cœur du bush, le désert Australien, au milieu d’une communauté d’illuminés.

Dés le départ, l’auteur nous plonge loin du stéréotype de l’Australie, de quoi vous faire passer l’envie de visiter le pays. Et cela ne s’arrange pas au fils des pages. Bon j’ai vérifié et il semblerait que Wollanup n’existe pas vraiment… Mais rien n’est moins sûr. Quoiqu’il en soit, Nick, lui s’est bien retrouve pris au piège. Et pas question de fuir quand beau papa contrôle les allers et venus de chacun un fusil à la main.

Vous l’aurez compris, l’univers de l’auteur est plutôt percutant. Avec un humour noir savamment dosé, Douglas Kennedy nous raconte à la première personne les péripéties de son personnage auprès de sa tendre épouse. Passant sans transition du coup de poing dans le nez, au doux surnom se « m’amour » on ne peut que sourire devant la saugrenuité de l’histoire. Et les états d’âme de Nick rajoute un peu de saveur au tout. Entre fureur, dépression et résignation, tout y passe. Et quand en plus il nous décrit les habitants de Wollanup, tous plus attaqués les uns que les autres, ça devient un peu plus cocasse. On fait vite le tour de tous ces personnages qui composent ce village, entre des oncles plutôt ambiguës, un beau père bourru et une belle mère hystérique Nick aurait pu complétement sombrer s’il n’y avait pas eu Krystal, sa douce belle soeur, qui deviendra bientôt son seul espoir.

C’est dans le cadre du challenge les cinq continents que j’ai cherché un livre dont l’histoire se situe en Océanie. Et c’est Maëlle qui m’a conseillé (et prêté) cet ouvrage en se hâtant de me préciser qu’il fallait vraiment le prendre au second degré… Et effectivement… Il est sacrément névrosé mais bizarrement je me suis laissée prendre. Il ne fallait pas qu’il soit plus épais mais les quelques 300 pages suffisent à se laisser emporter dans cet univers complètement farfelu.

Et malgré une histoire complétement ubuesque dans un univers qui l’est tout autant, la fin prend une toute autre tournure en nous offrant une certaine introspection sur le temps qui passe et ce que nous en faisons. En définitive c’est une découverte plutôt sympa et pour le moins originale qui se lit en quelques heures… Alors pourquoi ne pas vous laisser tenter.

Et pour un peu plus vous tenter, la chronique de Maëlle, ici.

LineTje

Fiche Technique : Cul-de-sac de Douglas Kennedy ; Ed. Gallimard, coll. Folio Policier ; ISBN : 978-2-07-033830-6 ; 2006 ; 292 pages; 3,50€

Cet article est publié dans le cadre du challenge des Cinq continents proposé par drussnaga sur Livraddict

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    • XL
    • 8 février 2016

    ah oui Wollanup n’existe pas vraiment… tu sais pourquoi on ne voit pas d’éléphant avec des lunettes noires ?

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    • Je crains le pire… Non je ne sais pas…?!

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        • XL
        • 8 février 2016

        rien à craindre de scabreux : parce qu’ils sont bien cachés !
        pour dire que Wollanup pourrait avoir réussi sa disparition

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        • Oh oui finalement c’est mignon 😊
          Le mystère demeure entier… Combien de cadavres y sont enterrés…

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            • XL
            • 8 février 2016

            j’ai adoré ce livre et en même temps été traumatisée, ça m’a fait sérieusement réfléchir sur mes représentation trompeuses du Bush (presque autant que Kenneth Cook)

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            • Je ne connais pas Kenneth Cook je regarderai ce qu’il a fait. J’ai bien aimé le bouquin mais perso les 300 pages m’ont suffit. Par contre je suis d’accord avec toi, il a un côté assez traumatisant. Moi se sont les kangourous qui me laissent une image assez glauque…

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  1. J’ai eu envie d’éclater de rire en lisant ta chronique et je réalise combien la saugrenuité (oui, je souligne ce mot magnifique de ton invention) de ce livre (que l’on m’a moi-même fait découvrir) m’a profondément marqué. Quant aux kangourous… On ne les voit plus de la même manière… 😉
    Contente qu’il t’ait plu en tout cas !

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    • Ahah oui complètement farfelu, je ne suis pas sur de vouloir encore allé en Australie après ça 😀. Surtout avec les kangourous, de ces petits animaux charmant que j’imaginais je vois désormais des bestioles un peu glauques… Comme Nick je crois que j’en ai fait une overdose !
      Et oui saugrenuité, moi aussi je vais faire ma réforme du français 😄

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