Le Fou et l’assassin – Tome 3 à 5 de Robin Hobb

Après le réel engouement que j’ai ressenti à la lecture du 2e tome de l’épopée Le fou et l’assassin, j’ai eu du mal à faire un article pour chacun des suivants. Il m’est très vite apparu difficile de trouver suffisamment de matière pour écrire sur chacun d’eux. J’ai donc préféré faire un article global sur les derniers tomes (à l’exception du sixième…) en essayant de vous révéler le moins possible de l’intrigue évidemment.

 

 

 

 

Après avoir passés des jours paisibles à Flétribois, alors que Fitz et sa fille commençaient enfin à s’apprivoiser, voilà qu’Abeille est enlevée par de mystérieux Blancs, convaincus de devoir ramener l’enfant sur La voie.

Pendant ce temps, Fitz a retrouvé le Fou. Apprenant l’enlèvement d’Abeille, tous deux n’ont désormais plus qu’une idée en tête, partir à la recherche de la petite fille et se venger du malheur que ces prophètes blancs répandent dans leur sillage. Mais si le poids des années pèse sur l’un, l’autre est quant à lui affligé de lourds sévices que rien ne semble pouvoir guérir. Il leur faudra donc vaincre leurs propres démons pour réussir à partir au secours d’Abeille, avant qu’il ne soit trop tard.   

Cette saga a d’abord tout le mérite de faire apparaître Abeille. Petit personnage tout aussi intriguant qu’attachant. J’ai vraiment une affection toute particulière pour cette petite fille haute en couleur. Elle a permis d’apporter un vrai souffle nouveau aux aventures de Fitz, tout en ayant sa propre force de caractère : à la fois, douce et intrépide. J’ai été touchée par sa sensibilité, son innocence volée par ses ravisseurs.

Et puis à travers elle, j’ai vu revivre père loup, ce personnage à part entière dont j’avais tant pleuré la perte.

J’ai vécu avec joie et tristesse le retour du Fou. Lui qui a tant changé. Il en est fini de ses facéties en tout genre, de son insatiable gaieté. De son éternel mystère. Le fou n’est plus, mais reste l’inestimable ami. Reste le prophète, convaincu des pouvoirs de son catalyseur. Lire la suite

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Harry Potter – Tome 2 – Et la Chambre des secrets de J.K. Rowling

L’automne arrive, et me voilà à nouveau dans le train qui file vers Poudlard. Devant mes yeux, défilent les paysages de Grande Bretagne. Je prends un chemin que je connais déjà par cœur, pour rejoindre l’univers envoutant d’Harry Potter.

Harrry Potter et la chambre des secrets n’a jamais été mon tome préféré. Bien que tout aussi original que le livre précédent, l’histoire m’a moins enchanté. Et après ma quatrième (à moins que ce ne soit ma cinquième) lecture de ce tome, je confirme ce sentiment. Pour autant, quel plaisir de retrouver tout l’univers magique de J.K. Rowling. Alors très vite, j’ai repris ce chemin qui me mène à Poudlard, comme une éternelle écolière qui inlassablement reprend le chemin de l’école.

Après une étrange rencontre avec un elfe de maison, Harry Potter et Ron se voient bloqués au moment de pénétrer sur le quai 9 3/4. Qu’à cela ne tiennent, ils feront une entrée fracassante à Poudlard. Mais voilà, l’année ne s’annonce pas de tout repos. Entre les cours, les matches de Quidditch et les conflits qui les opposent aux Serpentards, voila qu’une étrange malédiction s’abat sur les élèves de Poudlard. Une étrange rumeur circule, la Chambre des secret aurait été de nouveau ouverte… Harry, Ron et Hermione ont bien l’intention de découvrir les secrets de cette étrange chambre…

 Dans ce second volet de la saga, nous retrouvons tous les éléments du 1er tome :  Harry, Ron et Hermione bien sûr, mais aussi le Quidditch, le détestable Malefoy et sa bande, les professeurs de Poudlard, ceux que l’on aime, comme ceux que l’on déteste. Et puis, ses tableaux, ses fantômes, les mystères qui imprègnent chaque lieu de cet immense château, comme si l’auteur voulait nous rappelait qu’il nous restait encore tant de choses à découvrir… Alors Harry Potter et la chambre des secrets est aussi l’occasion pour J.K. Rowling d’étoffer un peu plus son monde.

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La Passe Miroir – Tome 1 : Les fiancés de l’Hiver de Christelle Dabos

Avant la terre était ronde, lisse, parfaite. Puis il y eu la déchirure.  Le monde fut divisé en arches. Petits bouts de terre suspendus, vestiges d’un monde où personne ne semble savoir ce qui s’est véritablement passé. Désormais chaque arche possède son esprit de famille et des pouvoirs qui leurs sont associés.

Et c’est dans ce monde où tout semble avoir basculé que je me suis faite engloutir. Comme aspirée par cet univers, par ces arches, par ces ruelles que j’ai arpenté aux côtés de personnages qui m’ont subjugué.

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Il ne m’a fallu que quelques pages pour me faire happer par ce roman. En quelques lignes seulement, l’autrice arrive à nous entrainer avec elle, décrivant avec talent les trames d’un monde complexe et foisonnant. Malgré tout, il demeure de nombreuses zones d’ombres qu’il nous reste à découvrir au fils du roman. Et c’est avec avidité que j’ai plongé au cœur des arches et de la Citacielle pour chercher à démêler les mystères de cet univers. Lire la suite

Léon et Louise d’Alex Capus

« Assis à l’intérieur de Notre Dame, nous attentions le prêtre […]Et tout a coup, loin derrière nous, une petite porte s’ouvrit prés du grand porche avec un léger grincement. […] Une petite silhouette grise avec un lumineux foulard rouge se glissa dans la nef. […] Relevant sa voilette au-dessus de son chapeau, elle se pencha en avant, écarta les bras, les posa au bord du cercueil, appliqua un baiser sur le front de mon grand père et posa la joue sur sa tête cireuse comme si elle voulait y reposer un moment.

Après quoi elle se détacha du défunt et repris sa position, [souriant malicieusement en direction de l’assistance, elle actionna une vieille sonnette de vélo, puis, elle] se mit en mouvement et, passant devant la famille, elle marcha à petits pas rapides et claquants sur l’allée centrale en direction de la sortie. »

En panne de lecture c’est un peu par hasard que j’ai pioché ce livre dans ma Pal. Tout à la fois tendre, touchant et cocasse ce fût un vrai petit plaisir de lecture

Léon et Louise se sont connus en 1917, dans un petite village de Normandie. Mais alors que leur idylle venait juste de commencer, le sort les sépare. Et dans une région ravagée par la guerre, chacun croit à la mort de l’autre. Alors quand 10 ans plus tard ils se retrouvent par un complet hasard dans les rues de Paris, chacun a refait sa vie, et pourtant, le souvenir de cet amour perdu a toujours continué à vivre dans leur cœur.

C’est avec beaucoup de tendresse, et une certaine pudeur, que l’auteur nous entraine à la découverte de la vie de son grand père.  Voulant retracer une part de la vie de son aïeul, Alex Capus a façonné un roman empli de douceur, retraçant, ou parfois réinventant les souvenirs de Léon pour reconstituer cet amour perdu avec celle qui fut l’amour d’une vie.

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Millénium Tome 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes de Stieg Larsson

Dehors, le soleil brille, le ciel est lumineux, pas un nuage ne se montre à l’horizon. Un verre à la main, allongée sur ma terrasse, je savoure les vacances, l’été qui s’annonce chaud. Mais dans ce décors paisible, sous ce soleil éclatant, c’est  dans un paradoxe complet que je décide de me lancer dans la lecture d’un polars suédois. Alors certes, le ressentit extérieur n’est pas tout a fait le bon, mais c’est sans compter sur le talent de Stieg Larsson l’auteur de Les Homme qui n’aimait pas les femmes, le premier tome de la trilogie Millénium.

Mikael Blomkvist, célèbre journaliste du quotidien très engagé Millénium, sort perdant d’un procès pour diffamation. Se rendant compte, à l’évidence, qu’il a été manipulé, il décide pendant quelques temps de prendre un peu ses distances. C’est alors qu’il est contacté par Henrik Vanger pour une bien étrange requête. Prétextant pouvoir lui donner les réponses qu’il souhaite sur l’affaire qu’il vient de perdre , le vieil homme lui demander d’enquêter sur la disparition et surement le meurtre de sa petite fille, Harriet, survenu il y a quarante ans.

Intrigué, Mikael Blomkvist décide alors de partir vivre à Hedebyön, la petite île appartenant à la famille Vanger,  théâtre de cette tragédie où toutes les manigances et les haines familiales semblent avoir survécus à quarante ans de mystères.

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Petit pays de Gaël Faye

Il y a l’enfance, sa douceur, son innocence. Ces grandes histoires que l’on s’invente au bord d’un ruisseau ou au cœur de sa cachette. Et puis il y a l’adulte qui sommeille en nous, qui un jour se réveille, qui nous enferme dans son étreinte pour nous obliger à entrevoir le reste du monde.

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire.

Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

Comment vous parler de Petit Pays sans vous évoquer Maêlle qui a été subjuguée par ce roman et qui me l’a vivement conseillé (et prêté). Vous pourrez retrouver son article ici. C’est maintenant à mon tour de parler de cette histoire qui m’a véritablement charmée.

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Fille de Bohème de Vania Prates

Il y a des romans qui raisonnent en nous avec une vibration particulière. De ces romans qui nous ressemblent et qui finissent par s’immiscer en nous comme s’ils appartenaient à nos souvenirs.

Des romans qui nous touche tout simplement.

Ce fut le cas pour moi de Fille de Bohème de Vania Prates. J’ai gagné ce titre grâce au tirage au sort de @VendrediLecture avec la participation des éditions Charleston. Et je les remercie pour cette très belle découverte.

Alors qu’elle fêtait l’enterrement de vie de jeune fille de sa meilleure amie dans un appartement chic de Paris, Mélissandre provoque une hypnotiseuse venue s’offrir en spectacle pour l’occasion.

« – Sceptique signifierait que je demande à être convaincue, alors que non, je ne pense pas que l’hypnose fonctionne aussi bien que vous le dites. […]

– Vous ne croyez que ce que vous voyez, alors acceptez un pari ! Je vais tenter de vous hypnotiser. […] Vous êtes partante? »

Quelques jours après Mélissandre se met à rêver d’Éveline : jeune voleuse qui a vécu au sein de la cours des miracles au cœur du XVIIe Siècle.  Et alors que ça vie semblait toute tracée : appartement luxueux, fiancé « idéal » et boulot très bien payé,  Mélissandre se met peu à peu à remettre en cause toute son existence pour suivre les traces de celle qu’elle fût, dans une vie antérieure.

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