L’assassin Royal – Tome 7 et 8 – de Robin Hobb

C’est au cœur de la forêt, au bord d’une rivière que j’ai retrouvé ce vieil ami. Il vivait là, seul. Seul ou presque, son loup ne l’avait pas quitté, et il avait adopté un enfant qui aujourd’hui était devenu un jeune homme. Il avait enfin la vie qu’il avait toujours voulu. Personne ne décidait désormais de son destin. Personne ou presque, car le destin nous rattrape toujours. Surtout lorsqu’il s’agit de FitzChevalerie Loinvoyant. Le bâtard royal. L’assassin de sa majesté.

Après plusieurs années déjà, je me suis replongée dans la formidable épopée de L’assassin Royal (tome 1 à 6). Le temps a passé et pourtant chaque souvenir m’est revenu peu à peu. J’ai savouré avec délices le retour dans ce monde qui m’avait autrefois happé. J’y ai retrouvé ses personnages que j’avais tant aimés, cet univers : Castelcerf et ses intrigues, et je me suis laissée transporter par la plume de Robin Hobb.

L-assassin-royal-tome-7Quinze ans après le tome 6 nous retrouvons Fitz au cœur de cette forêt, réfugié dans une chaumière abandonnée. Rebaptisé Tom Blaireau, il voit ressurgir dans sa vie ceux qu’il croyait oubliés. Umbre. Le Fou. Chacun ramène avec lui de vieux souvenirs, de vieilles blessures. Avec son âme de conteuse, Robin Hobb nous replonge dans les derniers pages du premier cycle de l’assassin Royal. Elle nous rappelle ce que fut la vie de cet enfant, bâtard du prince Chevalerie, auprès de son oncle Vérité. Mais aussi, et surtout, le sacrifice de cet oncle devenu roi, dans la Cité des anciens. Elle nous entraine dans les souvenirs les plus sombres de Fitz : la perte des êtres qu’il avait aimés, l’accession au trône du prince Royal, sa propre mort. Et puis, peu à peu, au coin d’un feu, Fitz évoque ce que fut sa vie après tout cela. Il nous conte ses périples qui le menèrent jusqu’à cette vieille chaumière qui devint son refuge. Au fils des pages, avec une douceur qui caractérise les phrasés de Robin Hobb, chaque élément se met en place pour finir par nous ramener au cœur de la cité de Castelcerf. Lire la suite

Les lunes de sang d’Anaïs Cros

Dans le monde de la littérature Sherlock Holmes est devenu une figure emblématique. Mille fois réinventé, mille fois réadapté, il a traversé les époques, traversé les continents. Chacun y apportant sa touche personnelle, sa propre vision du personnage. Et dans cet univers où tout est possible, il ne pouvait que franchir les barrières de la fantasy pour se réinventer dans un monde peuplé d’Elfes et de Nains. C’est ce qu’Anais Cros à fait dans son roman Les Lunes de Sang.

cvt_Les-Lunes-de-sang_3561En fan du monde de Sherlock Holmes, l’auteur  à voulu rendre hommage au célèbre détective. Si, lors des premières pages j’ai crains que ce ne soit qu’un remake fade et sans grand intérêt, Anais Cros a su se détacher des romans d’Arthur Conan Doyle pour faire son propre récit. Pour notre plus grand bonheur, les caractères des personnages sont bien ceux de Sherlock Holmes et de John Watson, mais Listak et Ervrhal ont leur propre histoire et leur propre destinée. Lire la suite

Seul sur Mars de Andy Weir

En octobre 2015 sortait sur grand écran l’adaptation du roman de Andy Weir, Seul sur Mars, réalisé par Ridley Scott. L’occasion pour les singes de l’espace d’embarqué à bord de la navette Hermes au côté de l’équipage de la mission Ares 3 direction la planète rouge…

Seul_sur_MarsUne équipe de six astronautes est envoyée en mission sur Mars pour effectuer divers prélèvements et relevés. Tout se déroule bien jusqu’à l’arrivée d’une tempête colossale les obligeant à évacuer précipitamment  le campement vers la navette en orbite. Mais lors de l’évacuation, Mark Watney, l’ingénieur botaniste de l’équipage, est percuté par une antenne radio qui le transperce et l’entraine loin du transport. Le croyant perdu, ses collègues n’ont d’autre choix que de partir sans lui. Dans sa malchance ce dernier survit tout de même à sa mésaventure et se retrouve seul sur cette planète inhospitalière. Privé de moyen de communication, il va devoir user de toute son ingéniosité pour survivre dans cette environnement hostile…. Lire la suite

Le carnaval aux corbeaux – Tome 1 Le Nibelung – d’Anthelme Hauchecorne

Une brume envahie la petite ville de Rabenheim. Le soleil s’obscurcit, les corbeaux  se rassemblent jugeant le monde de leur air narquois. Et dans cet atmosphère digne d’Halloween, l’abracadabrantesque carnaval s’installe aux risques et périls de ses habitants.

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« Les revenants raffolent de gens bizarres doués d’imagination, des tonnes d’imagination. Ils adorent que l’on gribouille, que l’on chante faux, que l’on danse à s’en ficher le tournis. Aussi étrange que cela paraisse, les morts adorent la vie et les arts, ils cherchent des cervelles un peu fêlées à inspirer. « 

Ça tombe bien, Ludwig Poe a le profil adéquat. Le jeune garçon de treize ans vit avec sa mère dans la vieille demeure que leur loue la veuve Schaeffer. Étrange, solitaire, il cherche un moyen de rentrer en contact avec son père, Charles, disparu le jour de sa naissance.
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Batman V Superman : un petit goût amer…

Trois ans que nous l’attendions. Trois longues années à nous abreuver de rumeurs, d’annonces, de démentis, de trailers, de bande-annonces… Malheureusement cette (im)patience n’est qu’en partie récompensée. Trois ans et 2h30 plus tard la super production DC, annoncé comme le film de l’année, nous laisse un goût amer, un « mouais » sur les lèvres qui anéantis l’espérance des fans de la licence….

batman v superman

Dès le début le ton est donné : on revient sur la bataille qui a opposée Superman au Général Zod (dans le précédent film de Snyder Man of Steel) et plus particulièrement sur les conséquences de ce combat titanesque. Les dommages collatéraux (destruction de d’immeubles, des milliers de morts…) sont le fil conducteur du film et reviennent sans arrêt tout au long des 2h30, au point que ça en devienne lassant, réduisant l’Homme d’Acier à un extraterrestre incontrôlable. Lui même en vient à renier ses idéaux et sa volonté de protéger le monde qui l’a recueilli. Fini le super patriote adulé par le monde entier, qu’il a tout de même sauvé ne l’oublions pas. Le scénario en est donc réduit à cet haine de l’étranger avec en première ligne le justicier de Gotham, qui en oublie d’ailleurs au passage sa propre position de hors-la-loi. Alors pourquoi ce film évènement tant attendu ne répond pas aux attentes des fans? À qui doit-on jeter la pierre? Lire la suite

Superman – Doomed :

Impossible de rater cette magnifique couverture au stand Urban Comics du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême. Comment ne pas être interpelé par ce titre Doomed pouvant se traduire par « condamné ». Le plus puissant ennemie de l’homme d’acier est de retour et il nous en met plein la vue grâce aux efforts conjugués de scénaristes astucieux, comme Greg Pak (Superman Action Comics) ou Charles Soule (Superman/Wonder Woman), et de dessinateurs de talent tel que Tony Daniel (Grant Morrison Présente Batman) ou Ken Lashley (Batman/Superman). Tout ce beau monde s’associe pour nous offrir ce monstrueux comics de 536 pages à dévorer sans modération….

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Malgré sa défaite face à Superman et Wonder Woman et son emprisonnement dans la zone fantôme (voir Superman/Wonder Woman tome 1), Doomsday parvient à se libérer et revient sur Terre plus puissant que jamais. Son seul objectif est de semer la mort et le chaos sur son passage. L’Homme d’acier va alors livrer un combat titanesque face à sa némésis dont les conséquences vont s’avérer encore plus terrible…

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Vends 2 pièces à Beyrouth le spectacle de Jeremy Ferrari

Une fois n’est pas coutume, c’est d’un spectacle que je souhaite vous parler aujourd’hui. Le dernier One man show du très cinglant Jérémy Ferrari : Vends 2 pièces à Beyrouth.

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L’heure approche, la musique résonne, la lumière s’éteint. Jérémy Ferrari apparait sur scène… Le spectacle commence.

« Alors, en cas d’attaque terroriste ce soir… »

En quelques mots, l’humoriste nous donne le ton. Sans préambule, il nous plonge au cœur de son spectacle et de son humour acerbe. Il faut trouver un responsable de la sécurité dans le public, nous avions prévu le coup, nous avons préféré le balcon….

Sans complexe, Jeremy Ferrari nous autorise à rire ceux sur quoi nous nous étions interdit. Il n’en fallait pas plus pour nous libérer de cette tension d’une actualité trop brulante et pendant ces deux heures de spectacle nous faire mourir de rire sur ce qui si souvent nous oppresse. Alors nous nous laissons emporter, accrochés à nos fauteuils, pour arriver, l’ombre d’une soirée, à se mettre à rire de tout.
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