Le Fou et l’assassin – Tome 3 à 5 de Robin Hobb

Après le réel engouement que j’ai ressenti à la lecture du 2e tome de l’épopée Le fou et l’assassin, j’ai eu du mal à faire un article pour chacun des suivants. Il m’est très vite apparu difficile de trouver suffisamment de matière pour écrire sur chacun d’eux. J’ai donc préféré faire un article global sur les derniers tomes (à l’exception du sixième…) en essayant de vous révéler le moins possible de l’intrigue évidemment.

Après avoir passés des jours paisibles à Flétribois, alors que Fitz et sa fille commençaient enfin à s’apprivoiser, voilà qu’Abeille est enlevée par de mystérieux Blancs, convaincus de devoir ramener l’enfant sur La voie.

Pendant ce temps, Fitz a retrouvé le Fou. Apprenant l’enlèvement d’Abeille, tous deux n’ont désormais plus qu’une idée en tête, partir à la recherche de la petite fille et se venger du malheur que ces prophètes blancs répandent dans leur sillage. Mais si le poids des années pèse sur l’un, l’autre est quant à lui affligé de lourds sévices que rien ne semble pouvoir guérir. Il leur faudra donc vaincre leurs propres démons pour réussir à partir au secours d’Abeille, avant qu’il ne soit trop tard.

Cette saga a d’abord tout le mérite de faire apparaître Abeille. Petit personnage tout aussi intriguant qu’attachant. J’ai vraiment une affection toute particulière pour cette petite fille haute en couleur. Elle a permis d’apporter un vrai souffle nouveau aux aventures de Fitz, tout en ayant sa propre force de caractère : à la fois, douce et intrépide. J’ai été touchée par sa sensibilité, son innocence volée par ses ravisseurs.

Et puis à travers elle, j’ai vu revivre père loup, ce personnage à part entière dont j’avais tant pleuré la perte.

J’ai vécu avec joie et tristesse le retour du Fou. Lui qui a tant changé. Il en est fini de ses facéties en tout genre, de son insatiable gaieté. De son éternel mystère. Le fou n’est plus, mais reste l’inestimable ami. Reste le prophète, convaincu des pouvoirs de son catalyseur.

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L’assassin Royal – Tome 7 et 8 – de Robin Hobb

C’est au cœur de la forêt, au bord d’une rivière que j’ai retrouvé ce vieil ami. Il vivait là, seul. Seul ou presque, son loup ne l’avait pas quitté, et il avait adopté un enfant qui aujourd’hui était devenu un jeune homme. Il avait enfin la vie qu’il avait toujours voulu. Personne ne décidait désormais de son destin. Personne ou presque, car le destin nous rattrape toujours. Surtout lorsqu’il s’agit de FitzChevalerie Loinvoyant. Le bâtard royal. L’assassin de sa majesté.

Après plusieurs années déjà, je me suis replongée dans la formidable épopée de L’assassin Royal (tome 1 à 6). Le temps a passé et pourtant chaque souvenir m’est revenu peu à peu. J’ai savouré avec délices le retour dans ce monde qui m’avait autrefois happé. J’y ai retrouvé ses personnages que j’avais tant aimés, cet univers : Castelcerf et ses intrigues, et je me suis laissée transporter par la plume de Robin Hobb.

L-assassin-royal-tome-7Quinze ans après le tome 6 nous retrouvons Fitz au cœur de cette forêt, réfugié dans une chaumière abandonnée. Rebaptisé Tom Blaireau, il voit ressurgir dans sa vie ceux qu’il croyait oubliés. Umbre. Le Fou. Chacun ramène avec lui de vieux souvenirs, de vieilles blessures. Avec son âme de conteuse, Robin Hobb nous replonge dans les derniers pages du premier cycle de l’assassin Royal. Elle nous rappelle ce que fut la vie de cet enfant, bâtard du prince Chevalerie, auprès de son oncle Vérité. Mais aussi, et surtout, le sacrifice de cet oncle devenu roi, dans la Cité des anciens. Elle nous entraine dans les souvenirs les plus sombres de Fitz : la perte des êtres qu’il avait aimés, l’accession au trône du prince Royal, sa propre mort. Et puis, peu à peu, au coin d’un feu, Fitz évoque ce que fut sa vie après tout cela. Il nous conte ses périples qui le menèrent jusqu’à cette vieille chaumière qui devint son refuge. Au fils des pages, avec une douceur qui caractérise les phrasés de Robin Hobb, chaque élément se met en place pour finir par nous ramener au cœur de la cité de Castelcerf. Lire la suite