La couleur pourpre d’Alice Walker

La-couleur-pourpreDans la grande tradition du roman sudiste, La Couleur pourpre, qui dénonce l’oppression raciale et sexuelle dont furent victimes les femmes noires, a fait date. Celie et Nettie sont deux soeurs séparées à l’adolescence mais liées par un amour indéfectible que ne terniront ni les brimades ni le mépris, ni les guerres ni l’absence. Celie, mariée enfant à un homme violent, ne reçoit pas les lettres que lui adresse Nettie, devenue missionnaire en Afrique, car son mari les subtilise. Ignorant l’adresse de sa soeur, elle-même envoie ses lettres au Bon Dieu. Une correspondance sans espoir de réponse. Une correspondance qui sauvera les deux femmes du désespoir.

Lauréat du prix Pulitzer et de l’American Book Award en 1983, La Couleur pourpre a été adapté au cinéma en 1984 par Steven Spielberg.

Mon avis:

Ce livre raconte l’histoire d’une femme simple Celie. Elle raconte sa vie au bon dieu par lettre interposé car elle ne peut la raconter à sa soeur.

Celie est quelqu’un qui endure sa vie difficile sans oser se révolter. Car malheureusement, Celie et toutes ses proches sont des femmes noires qui subissent l’oppression raciale de leur époque. Celie fait partie de ces femmes qui trouvent normal de se faire battre par leur mari, de se faire rabaisser chaque jour.

Elle rencontrera malgré tout des femmes qui refuseront leur situation: Shug, une chanteuse qui choisi ses amants et son mode de vie. Elle est ouvertement bisexuelle et montrera à Celie ce qu’est l’amour.

Elle fera aussi la connaissance de Sofia, une femme qui refusera de se faire maltraiter ou imposer une vie qui ne lui convient pas. Elle subira les conséquences de ses choix mais les assumera. J’ai trouvé cette femme fantastique et j’aurais voulu en connaitre encore plus sur sa vie.

Ce livre c’est aussi l’histoire de Nettie, cette femme qui suite à une succession de hasard, se retrouvera en Afrique noire et y découvrira le comportement des colons blancs vis à vis des populations locales. Elle écrira à sa soeur des lettres pour lui raconter sa vie. Mais ces lettres seront malheureusement interceptées par le mari de Celie.

Les romans épistolaires sont parfois assez pesants mais « la couleur pourpre » n’est pas de ce genre. Le livre n’est certes pas une succession de rebondissements mais je ne me suis pas ennuyé. J’ai réellement apprécié cet ouvrage qui nous montre la condition des noirs à une époque où l’esclavage est terminé.

J’ai toujours aimé les livres qui présentent des femmes fortes. Celie ne semble pas faire partie des ces femmes. Pendant de nombreuses pages, j’ai eu l’impression que Celie était une petite souris mais elle deviendra cette femme forte. Petit à petit elle se découvrira et deviendra la femme qu’elle souhaite être.

J’ai reçu ce livre dans ma box kube. J’avais demandé un livre sur les femmes noires peu connues qui ont fait l’histoire des Etats Unis. Ce livre est tout a fait dans le thème et je suis très contente de l’avoir découvert.

Fiche technique. La couleur pourpre, A. Walker; édition pavillons poche.  ISBN : 978-2221196304 ; 368 pages, 9.50€

 

Digaelle

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