Le livre des Baltimore de Joël Dicker

« Je me remémorerai toujours ces années comme une période exceptionnelle : l’époque de trois adolescents heureux dans une Amérique bénie des dieux. »

Il y a ces 3 gamins avec qui j’ai parcourus un bout de chemin. Trois gosses qui se croyaient invincibles. Trois ados destinés à un avenir brillant dans une Amérique pleine de promesses. Trois garçons unient par une amitié indéfectible.

Il y a les Golman de Monclair : Marcus et ses parents, une famille modeste dans un environnement qui l’est tout autant. Ils mènent une petite vie sans ambition dans la banlieue de New York. Et puis il y a les Golman de Baltimore, magnifiques, resplendissants. L’oncle Saul, un avocat de grand renom, tante Anita, brillant médecin, leur fils Hillel, provocateur surdoué, et puis Woody, leur fils adoptif qu’ils auront sortie de la rue et de ses méfaits.

Marcus est fasciné par cette branche de la famille, lui qui n’est qu’un Golman de Monclair. Alors à chaque occasion il s’empresse de les retrouver, rêvant de devenir un Golman de Baltimore.

Mais voila, tout s’est effondré.

Il ne reste rien de la gloire des Baltimore. Si ce n’est cette galerie de souvenirs, brillante de mille feux. Ces souvenirs qui les mèneront au jour du drame. Ce jour où le miroir se brisa.

Après avoir découvert Joel Dicker grâce à La vérité sur l’affaire Harry Québert, je me suis plongée dans son deuxième roman retraçant la vie de Marcus Golman, écrivain à succès. L’auteur nous plonge dans les souvenirs de jeunesse de son personnage pour raconter la vie de cette famille qu’il a tant admiré. A l’instar de son précédent roman, Joël Dicker nous promène  donc entre plusieurs époques parcourant le présent et le passé de Marcus, à différentes étapes de sa vie.

C’est avec un véritable plaisir que j’ai retrouvé la plume de cet auteur. Dans un univers situé entre celui de Gatsby le magnifique et  de La vérité sur l’affaire Harry Quebert, l’auteur nous transporte à la rencontre des Golman : ceux de Baltimore et  ceux de Monclair
Distillant les pièces d’un puzzle au gré des pages :  il nous évoque les souvenirs de Marcus, ses souvenirs d’enfance, parfois tronqués par ses yeux innocents, emplis d’admiration pour les Baltimore.  Alors peu à peu, Marcus Golman reconstruit la gloire des Baltimore pour retracer les événements dont il a été témoin tout au long de son enfance, pour enfin arriver au jour du drame, à ce fameux jour où tout bascula.

Si j’ai une affection particulière pour le personnage de Marcus Golman, jeune sympathique et attachant (à l’image que je me fais de Joël Dickers), j’ai également apprécié ses deux cousins de Baltimore. J’ai aimé partager avec eux, les souvenirs d’une jeunesse insouciante.
Certaines choses m’ont rappelé le roman d’Arundhati Roy (qui m’avait littéralement conquise) : Le dieu des petits rien. Cette notion d’un et indivisible entre Hillel et woody et ce drame que l’on connaît et que l’on attend avec appréhension. On sait qu’il est inéluctable et pourtant on voudrait tellement qu’il n’arrive pas. Ces deux romans, chacun à leur manière nous content une histoire bercée d’une tendre innoncence :  » Ces petits rien » qu’Arundathi Roy évoque avec mélancolie… jusqu’à ce que tout chavire.

Et puis, dans le présent de Marcus, nous rencontrons Lydia Gloor , son amour de jeunesse, elle qui aura connue et aimé les Baltimore. Elle qui peu à peu retrouvera sa place dans son passé et dans son présent. Et puis Léo,son voisin qui rêve de devenir écrivain, Ce petit vieux qui ne sera pas sans nous rappeler une part de la relation que Marcus pouvait entretenir avec Harry Québert.

Alors au delà de tout polémique, au delà de toute sa notoriété, j’apprécie les écris de Joël Dickers pour ce qu’ils ont de plus sincère. Des romans à la fois touchants et plein de sensibilité. Une plume lègère toute en style et en sobriété.  Et une fois plongée dedans, je me laisse complétement emportée dans un autre temps et dans autre lieu, avec la simple satisfaction de me laisser bercer par la beauté d’une histoire.

Linetje

 

Du même auteur : La vérité sur l’affaire Harry Quebert

 

Fiche Technique : Le livre des Baltimore de Joël Dicker ; Ed. de Fallois , L’âge d’Homme ; 2015; ISBN : 978-2-87706-947-2 ; 22€ ; 476 pages.

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