Queue de poisson de Carl Hiaasen

Alors qu’ils étaient partis en croisière pour leur deuxième anniversaire de mariage, Joey s’est retrouvée balancée à l’eau au plein milieu du courant du Gulf Stream par son tendre époux. Sans savoir pourquoi cela a bien pu lui arriver, la jeune femme tente de s’en sortir. Et c’est grâce à Mick Stranahan, ancien détective exilé sur son île que la jeune femme échappe à son funeste destin, bien décidée à se venger.

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Tout semblait bien aller pour le couple de jeunes mariés. Charles Perrones (dit Chaz) bénéficiait d’un boulot de biologiste bien payé dans les Everglates. Joey Perrones est quand à elle à la tête d’une immense fortune qu’elle avait pour objectif de léguer aux association de sauvegarde de la faune et de la flore à son décès. Alors certes, Chaz était réputé pour forniquer un peu partout, mais pourquoi a-t-il bien pu vouloir tuer sa femme plutôt que de simplement divorcer?

L’auteur nous emporte avec lui dans cette histoire complétement loufoque. Si Joey s’en est sotie sans trop de dégâts, elle est bien décidée à utiliser de tous les stratagèmes pour rendre Chaz complétement paranoïaque. Et l’enquête du détective Karl Rolvaag n’arrange rien aux choses. Chaz devient complétement suspicieux et Joey et Mick ne se lassent pas de leur petit jeu : de l’infiltration dans la maison, aux gouttes de parfums de sa défunte femme disséminé ça et là, jusqu’au chantage inventé de toute pièce, tout y passe. Alors même si certaines mises en scène sont courues d’avance, il n’en demeure pas moins un bon moment de détente.

Au delà de l’histoire, se sont les personnages que j’ai particulièrement apprécié. Et notamment,  Tool, le garde du corps qui malgré son aspect mal dégrossi nous dévoile une grande sensibilité. Et bien sur, que serait ce roman sans Mick, le sauveteur solitaire retranché sur son île à la façon d’un Harrisson Ford dans 6 jours et 7 nuits (oui je sais on a les références cinématographique qu’on peut…) Quand à Chaz, je n’ai pas franchement réussi à le détester mais j’ai plutôt éprouvé de la pitié à son égard.

En définitive, même si le roman est classé comme polar, j’ai plutôt aisément su résister au suspense. J’ai d’ailleurs trouvé les dernières pages un peu longue, comme si l’auteur n’avait pas su s’arrêter à temps pour ne pas lasser le lecteur. Pour autant, il reste un roman détente, composé d’une bonne dose de cynisme et de beaucoup d’humour.

LineTje

Fiche technique : Queue de Poisson de Carl Hiaasen ; Ed. Denoël, Coll. 10/18 ; 2006 ; ISBN : 978-2-264-04587-4 ; 536 pages; 8,80€

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