Journal d’une courtisane de Priya Parmar

Dans une Londres des années 1600 , Ellen Gwyn voit sa mère sombrer dans l’alcool tandis que sa sœur cherche à gagner de l’argent en vendant son corps. Petite, frêle, la jeune enfant échappe à ce destin en devenant marchande d’oranges au théâtre Royal de Londres. C’est en intégrant ce lieu que peu à peu elle fera sa place, d’abord comme comédienne, jusqu’à devenir la maîtresse du roi Charles II d’Angleterre.

Journal d'une courtisane

A travers un journal intime, Priya Parmar nous conte l’histoire hors du commun de cette jeune femme issue d’un milieu modeste.

Elle nous raconte comment, en devenant maîtresses de son destin, Ellen Gwyn à réussi à faire sa place dans la société londonienne jusqu’à devenir la favorite du roi Charles II  jusqu’à sa mort. Douce, naturelle, désintéressée, la jeune comédienne prend une place à part dans le cœur de ce roi qui n’arrive pas à se faire aimer de son peuple.

La plus grande partie du roman se déroule avant la rencontre d’Ellen Gwyn et du roi. Nous découvrons comment cette jeune fille un peu revêche est devenue l’une des comédiennes les plus en vue. Mais la jeune femme écris aussi sur sa vie modeste qu’elle mène dans sa maison de Drury Lane avec sa mère alcoolique, sa sœur Rose devenue prostituée et son grand père qui malgré tout cherche à sa façon à les protéger. Puis elle évoque la vie qu’elle vécue dans les soirées mondaines de Londres. Ses amis, ses amours. Ceux qui la marquèrent et qui modelèrent son destin.

Puis vint, son histoire d’amour. Celle qu’elle vécue avec Charles II.

Est ce que tout cela est vrai, je ne pense pas. Un roi qui se promène librement dans les rues de Londres pour rendre visite à sa maitresse, ce même homme qui part en vacances accompagné de beaux esprits. Libre, insouciant. Je n’y ai pas cru. Mais si on le détache de l’idée d’un roman historique pour ne le prendre que comme ce qu’il est, à savoir une roman de littérature générale inscrit dans un contexte historique, alors cela devient une lecture facile et légère qui malgré tout arrive à nous accrocher jusqu’au bout.

Ainsi, l’auteur nous plonge dans une ambiance de l’époque dans un style très contemporain. Au détours de certaines anecdotes, nous apprenons quelques événements qui ont marqué l’histoire d’Angleterre du XVIIe siècle : de l’infertilité de la reine Catherine infante du Portugal, à la place prédominante de Barbara Palmer, comtesse de Castlemain la première favorite de Charles II.  Mais  Ellen Gwyn nous raconte également l’épidémie de peste de 1665 où les grands incendies de Londres de 1666 ainsi que les projets de reconstruction du roi.

L’auteur à également voulu donner un peu plus de profondeur à son roman en rajoutant des semblants de courriers entre le roi, sa sœur, Minette mariée au frère de Louis XIV ou encore de leur mère, la sinistre Henriette-Marie. Mais nous y trouvons aussi des extraits de vadémécum de la ménagère anglaise pour soigner tous types de maux, du remèdes contre les taches de rousseurs aux onguents pour prévenir de la peste.

Ce roman est donc une histoire simple et facile à lire qui permet de passer un moment agréable. Il a pour ma part répondu parfaitement à mon envie du moment à savoir une histoire tendre qui m’a permis de faire une transition entre mes différentes lectures.

LineTje

Fiche Technique : Journal d’une courtisane de Priya Parmar ; Ed. Pocket, coll. Presses de la Cité ; ISBN 978-2-266-23904-2 ; 635 pages ; 8,80€ 

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